Conjuguer croissance et différence

PRINTEMPS 2014 | Classé dans : ÉCONOMIE | 0
Monique Martin, responsable du recyclage à l'Atelier industriel Saint-Jean et Jean Chénier, directeur général.
Monique Martin, responsable du recyclage à l’Atelier industriel Saint-Jean et Jean Chénier, directeur général.

Faire d’une différence une plus-value sociale et économique, c’est le défi qu’a brillamment relevé l’Atelier industriel Saint-Jean, un orga­nisme à but non lucratif solidement ancré dans le paysage johannais depuis maintenant 34 ans.

L’Atelier emploie 93 personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un handicap physique. Référés par le Service de développement d’employabilité de la Montérégie (SDEM-SEMO), certains y viennent pour acquérir des habiletés en emploi en vue d’intégrer le marché du travail régulier.

L’entreprise adaptée maintient aussi des emplois importants pour une clientèle ayant des limitations, en leur permettant de devenir plus autonomes, responsables et fiers de leurs accomplissements.

« Nous avons une équipe de 11 personnes à l’administration qui encadrent, forment et suivent le cheminement des employés, tout en assurant la gestion courante de l’Atelier. Les postes de travail sont adaptés le plus possible aux besoins particuliers de nos gens et ceux-ci peuvent participer aux diverses tâches de l’entreprise », explique le directeur général, Jean Chénier : « nous sommes tous différents, mais ici, nous valorisons cette différence ».

Employée depuis 27 ans, Monique Martin a connu les tous débuts de l’organisme. « À l’époque, j’em­ballais des accessoires de piscines. Maintenant, je suis responsable du recyclage. On fabrique des présentoirs ou des pages de cartables avec des échantillons. Je donne le matériel à mon équipe et je leur montre aussi comment faire leurs tâches. Le recyclage change chaque année, alors on apprend toujours quelque chose de nouveau », raconte Monique.

L’Atelier s’est taillé une réputation d’excellence en effectuant de la sous-traitance industrielle et commerciale pour de nombreuses entreprises de la région. Grâce à la diversification des activités, l’entreprise d’économie sociale a connu une belle croissance dans les dernières années, notamment en développant le secteur alimentaire. « Les aires de production sont maintenant réparties dans deux édifices et on a pu ajouter deux entrepôts réfrigé­rés, » souligne M. Chénier, ajoutant : « Nous visons dans les prochaines années à développer l’alimen­taire en continuant d’offrir des services d’embal­lage, d’étiquetage, d’ensachage et d’embouteillage concurrentiels, répondant aux standards de qualité de l’industrie. Nous devons continuer à générer suffisamment de surplus pour soutenir la mission sociale de l’Atelier. »

Cet objectif convient tout à fait à Monique, qui affirme avec enthousiasme : « J’aime tout de mon travail ! J’ai 52 ans et je ne suis pas prête pour la retraite. Tant que je serai en santé, je veux continuer à travailler. »




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