Des souvenirs d’enfance qui influencent l’avenir

AUTOMNE 2016 | Classé dans : GENS D'EXCEPTION | 0
Lucie Sanfaçon et Margot Campbell
Lucie Sanfaçon et Margot Campbell

On peut sortir les fillettes d’Iberville mais on ne peut pas sortir Iberville du cœur de ces dames !

Margot Campbell et Lucie Sanfaçon se sont engagées à sauver l’église Trinity à leur manière. L’une, en rédigeant un roman inspiré des lieux et l’autre, en réunissant des citoyens. Rencontre avec la nostalgie, la volonté et l’intelligence.

« À l’époque, les soeurs du couvent nous interdisaient d’aller marcher autour de Trinity. Nous avions peur d’y aller ! Le mot protestant nous effrayait » explique Margot Campbell. « Moi j’ai osé entrer à l’intérieur. Je n’y suis pas restée longtemps mais quand même ! » réplique Lucie Sanfaçon, présidente du groupe Les Amis de Trinity d’Iberville.

À l’époque, les soeurs du couvent nous interdisaient d’aller marcher autour de Trinity. Nous avions peur d’y aller ! Le mot protestant nous effrayait.

Le décor entourant les bâtiments de l’église Trinity et de la maison Epiphany (présentement en chantier) est un joyau du secteur Iberville, selon la romancière et comédienne Margot Campbell. C’est en lisant les monographies d’Yvonne Labelle, auteure Johannaise, que madame Campbell eut l’inspiration pour la rédaction de son troisième livre, Le fantôme de Trinity.

Le nouveau souffle de l’église Trinity et de la maison Epiphany, nous le devons en partie à l’enseignante de musique à la retraite, Lucie Sanfaçon. Grâce à sa ténacité et à son sens de l’organisation, elle devient la voix de plusieurs citoyens et propose à la Ville de trouver une nouvelle vocation au lieu de culte, érigé au milieu du 19e siècle. Les travaux de restauration des lieux sont d’ailleurs en cours. Son ancienne collègue de classe, Margot Campbell, est la marraine du groupe Les Amis de Trinity d’Iberville qui souffle dix bougies cette année. Le lancement du troisième livre de Mme Campbell est prévu pour l’automne. La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu s’implique particulièrement dans la publication de ce bouquin puisqu’elle assurera une partie des frais d’édition.

La littérature fut toujours très présente dans la vie de Margot Campbell. Les soeurs du couvent lisaient souvent ses compositions écrites à titre d’exemple, un souvenir qui la rend encore fière aujourd’hui. « Les gens me disent que mon écriture est fluide » avoue l’écrivaine, le teint légèrement rosé.

Consultez la page du projet Trinity Church :

www.sjsr.ca/trinity




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